Comment révolutionner la communication interne grâce à l'intelligence collective ?

Dirigeants, experts et chercheurs en sont convaincus : un plan stratégique gagne à être co-construit. En bénéficiant de la créativité, du bon sens ou de l’expérience des salariés, il se bonifie au contact des acteurs en charge de son déploiement opérationnel.

 

Faire contribuer ses salariés semble au moins aussi incontournable que de solliciter des experts de passage. Les 2 sont d’ailleurs compatibles par essence et doivent se compléter. Le vécu des uns viendra féconder l’imagination des autres. Ou l’inverse, peu importe. Seule compte l’efficacité des décisions prises au service de l’entreprise. Mais là n’est pas mon propos. 

Ce qui m’interpelle aujourd’hui, dans une consultation liée à un plan stratégique, c’est son impact auprès de chaque participant. Si l’objectif de l’opération est de co-construire les axes d’une feuille de route, les salariés suivront avec d’autant plus d’intérêt le résultat des réflexions qu’ils y auront participé. Si l’objectif est de travailler sur la déployabilité d’intentions déjà identifiées, ils assimileront le “quoi” d’autant plus naturellement qu’ils proposeront le “comment”.

En faisant participer les salariés à ce type de réflexion, les entreprises font l’économie d’actions de communication parfois coûteuses et moins performantes, car descendantes. “A quoi bon m’intéresser à un plan stratégique, si je ne suis pas concerné par sa construction ? Mon avis ne compte pas, alors celui-là ou un autre…” C’est un effet 2 en 1 à exploiter sans retenue : plus un salarié est impliqué dans des réflexions transverses, plus sa relation à l’entreprise et son projet se développe. 

Est-ce toutefois suffisant pour garantir une bonne compréhension de chaque thématique explorée ? 

Là encore, l’intelligence collective est une source d’informations inédite pour les services de communication interne. Admettons que des salariés soient interrogés sur 4 axes. Que penser de l’axe qui, contrairement aux 3 autres, ferait l’objet d’un nombre d’idées ou de votes particulièrement limités ? Les salariés sont-ils à l’aise avec cet axe ? Le comprennent-ils ? Le cautionnent-ils ? L’entreprise peut-elle se permettre de le maintenir sans embarquer davantage celles et ceux qui lui donneront vie ? Chaque statistique de participation (ou d’appropriation) est une indication précieuse sur la manière d’aborder une communication interne future. 

C’est désormais bien connu, les signaux forts permettent de piloter le présent et les signaux faibles le futur. Mais ce qui bénéficie à la gouvernance d’une entreprise ou à sa direction générale doit servir également sa communication interne. Au moment d’aborder un sujet innovant, ne peut-on pas vérifier s’il a fait l’objet de propositions lors d’une consultation passée ? Comment a-t-il été abordé par les participants ? Les idées proposées ont-elle été approuvées ou rejetées par le collectif ? Avec quelle tonalité faut-il accompagner le sujet ? 

Bref, l’intelligence collective constitue un outil puissant au service de la communication interne... pourvu d’en partager les fruits. Permettre à cette matière collectée de circuler au sein de vos services, c’est aussi faire développer l’intelligence collective. 

Vous avez des questions au sujet de la solution Stig.pro ? N’hésitez pas à nous contacter pour une démonstration de la plateforme. 

Publié le 21 June 2021 à 15:22:2 - (Modifié le 26 July 2021 à 16:18:37)